Les familles successives de Labatut, Labattue ou Labattut
XIVème et XVème siècles : les premiers occupants furent la famille CHAUMONT et LA BATUD.
XVIème et XVIIème siècles : familles CLERMONT (Clara-Montes) et CHAUMONT.
En 1500, Marguerite de RATAVOULP, fille du seigneur de CLERMONT (de BEAUREGARD) épouse Louis de CHAUMONT, seigneur de LABATTUE, qualifié alors de repaire noble.
En 1568, le 15 octobre, Saint-Astier est attaqué par les protestants. La ville tente une défense courageuse mais est prise par les soldats de MOUVANS. La garnison est passée au fil de l’épée, la ville ravagée ainsi que la campagne environnante.
Le Duc de MONPENSIER, qui campait alors près de Périgueux avec les troupes catholiques, ordonna à ses capitaines, COSSE-BRISSAC, Jacques de LA CHATRE et de MONTALEMBERT, de diriger leurs compagnies vers Saint-Astier pour reprendre la place. Ils établirent leur camp à Labatut qui était à ce moment un château flanqué de quatre tours et ceint de fossés. De là, à la nuit tombée, ils donnèrent l’assaut et reprirent Saint-Astier.
Le lendemain, Montalembert devait périr au cours de la bataille contre Mouvans, retranché à Mensignac.
En 1679, il fut célébré un baptême dans la chapelle et Jeanne de CHAUMONT, damoiselle de CHAUMONT et de LABATUT était la marraine.
XVIIIème – XIXème siècles : familles VALBRUNE – BELAIR.
XXème siècle : famille BERANGER - STIPAL.
Mais la famille qui s’illustra le plus à Saint-Astier, fut celle des VALBRUNE, qui demeurait à Labatut et à Bruneval (manoir construit de l’autre côté du pont par un Valbrune).
Les chroniques de l’abbé NOGUE parlent d’un Jean-Baptiste de VALBRUNE, maire de Saint-Astier de 1816 à 1829 et de Joseph Benjamin VALBRUNE, chroniqueur (1805-1884). Il fit ses études à Périgueux, Bordeaux et sa médecine à Paris. Il vint se fixer comme docteur à Saint-Astier en 1832. Il fut secrétaire du comice en 1838, conseiller d’arrondissement en 1848 et Président du Comice en 1854.
Il avait épousé Anaïs GADAUD de CROGNAC. Il publia, à partir de 1864, un bulletin qui avait pour titre « Chronique de Saint-Astier », document qui a beaucoup aidé l’abbé NOGUE et qui pourrait inspirer des Astériens soucieux d’écrire l’histoire de leur commune.
Au sujet de la Révolution française à Saint-Astier, il écrivait et parla de son grand-père Jean-Baptiste de VALBRUNE qu’on appelait aussi Monsieur de BELAIR et qui fut arrêté par ordre du tribunal révolutionnaire de Périgueux malgré sa réélection récente à la suppléance de la justice de Grignols, malgré ses certificats de civisme parce qu’un de ses frères, ancien officier des gardes du corps de Louis XVI, s’était retiré à Mittau, près de Louis XVII. Il fut privé d’une partie de sa fortune et constitué prisonnier dans sa propre demeure sous surveillance de la municipalité.
Ceci se passait le 8 février 1794 (20 pluviôse an III).
Yvan de VALBRUNE, son fils (1837-1914), était lui aussi un passionné de l’histoire locale. Il fut longtemps archiviste auxiliaire à Périgueux et travailla avec Léon Dessalles. Il avait une bonne méthode de travail : il écrivait sur une feuille volante chaque point qu’il voulait conserver, mais il remettait toujours à plus tard le classement alphabétique !
Il a été conseiller municipal, adjoint, conseiller d’arrondissement. Il publia les Éphémérides, le Périgourdin, qui faisaient suite au journal de son père. A la fin de sa vie, il l’imprimait lui-même. Il fut le fondateur et l’animateur de la fanfare locale mais surtout il fut la clé de voûte du comice agricole. Il mourut en 1914, sans descendance.
Sa conversation, des plus variées, était intarissable. Dommage qu’il n’ait pas écrit l’histoire de Saint-Astier.
Le Château fut alors acheté par monsieur BERANGER qui fit beaucoup de travaux.
Le 26 décembre 1935, Monsieur Joseph STIPAL se rendit propriétaire de Labatut.
En 1965, son fils Pierre en hérita, puis occupa les lieux avec son épouse jusqu’en 1995.
Le Château fut alors vendu à une famille de Belgique.
C’est en janvier 2015, que la société SAFA, créée en 1923 par Joseph STIPAL, a eu l’opportinité d’en reprendre possession.
Il est aujourd’hui devenu une Maison d’hôtes sous le nom de « Domaine de Labattut ».